
Chaque mois de novembre, la moustache de Movember invite les hommes à prendre soin de leur santé, y compris de leur santé sexuelle. Cette année, JOYclub, la première communauté sex-positive d’Europe comptant plus de 7 millions de membres et qui rassemble célibataires et couples ouverts d’esprit, propose d’élargir la conversation : une sexualité masculine épanouie ne se résume pas à la performance, elle se joue aussi dans l’attention portée au plaisir de sa ou son partenaire. Or, les chiffres le montrent, c’est encore là que le bât blesse.
L’ORGASM GAP : 27 POINTS D’ÉCART ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES
Selon l’enquête « Radioscopie de la sexualité des Français.es », menée par l’IFOP pour JOYclub, 67 % des hommes français atteignent l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre seulement 40 % des femmes. Soit un écart de 27 points, que les spécialistes appellent l’« orgasm gap ».Cet écart se retrouve dans toutes les positions étudiées :
• Le missionnaire : 2 % chez les hommes, contre 64 % chez les femmes (28 points d’écart) ;
• La levrette : 91 % d’orgasme chez les hommes, contre 57 % chez les femmes, soit l’écart le plus important (34 points) ;
• Le 69 : 76 % chez les hommes, contre 54 % chez les femmes (22 points d’écart) ;
• Les hanches surélevées, avec un coussin : 81 % chez les hommes, contre 64 % chez les femmes, soit l’écart le plus réduit (17 points).
Deux enseignements pour les couples. D’abord, la levrette, souvent perçue comme une position-reine, est celle qui creuse le plus l’écart. Ensuite, un simple coussin sous les hanches réduit l’écart de moitié par rapport à la levrette, et permet aux femmes d’atteindre le même niveau de plaisir que dans le missionnaire (64 %). La position compte, mais elle ne suffit pas : même dans les meilleures configurations, plus d’une femme sur trois n’atteint pas l’orgasme.
SIMULER POUR NE PAS BLESSER : UNE HABITUDE PARTAGÉE PAR LA MAJORITÉ DES FRANÇAISES
Face à cet écart, beaucoup de femmes font semblant. 59 % des Françaises déclarent avoir déjà simulé un orgasme (IFOP). Ce chiffre monte à 73 % dans le panel Trend Research. Chez les femmes qui connaissent JOYclub, il atteint 86 %. Ce chiffre ne signifie pas que ces femmes simulent davantage, mais qu’elles osent davantage le dire. Dans un environnement sex-positif, admettre la simulation n’est plus un sujet honteux, mais un fait assumé. Et reconnaître que l’on a fait semblant, c’est déjà ouvrir la porte à une conversation sur ce qui fait vraiment plaisir.
LE VRAI DÉFI DE MOVEMBER : APPRENDRE À ÉCOUTER
Côté masculin, la capacité à percevoir une simulation varie du simple au double :
• 32 % des hommes français déclarent s’être déjà rendu compte qu’une partenaire simulait un orgasme (IFOP) ;
• 55 % des hommes du panel Trend Research déclarent l’avoir déjà remarqué ;
• 60 % des hommes qui connaissent JOYclub déclarent avoir décelé une simulation chez leur partenaire. Autrement dit, près de deux hommes sur trois en population générale ne se sont jamais rendu compte d’une simulation, alors que la majorité des femmes déclarent l’avoir déjà fait. Chez les hommes familiers des communautés sex-positives, cette proportion s’inverse : six sur dix ont déjà décelé une simulation. C’est la fin d’un certain déni masculin. Là où l’on parle ouvertement de désir, de plaisir et de consentement, les hommes semblent plus attentifs aux signaux de leur partenaire, et les femmes plus libres de dire ce qu’elles ressentent.
UNE SEXUALITÉ MASCULINE ÉPANOUIE SE VIT À DEUX
Movember rappelle chaque année que la santé des hommes passe par la parole : oser consulter, oser se confier. La sexualité n’échappe pas à la règle. Pour les hommes comme pour les femmes, mieux connaître son corps, explorer de nouvelles sources de plaisir, y compris le plaisir masculin au-delà des pratiques habituelles, et en parler à deux, c’est la clé d’une vie intime plus épanouie et plus égalitaire. Pour JOYclub, la conclusion est claire : réduire l’« orgasm gap » ne passe pas par la performance, mais par l’écoute. Et ce dialogue commence quand chacun.e peut parler librement de son plaisir, sans honte ni tabou. « Movember nous rappelle chaque année que les hommes doivent prendre soin de leur santé, et la sexualité en fait partie. Mais une sexualité épanouie ne se mesure pas à la performance : elle se construit à deux, dans l’écoute. Nos chiffres le montrent : là où l’on parle librement de plaisir, 60 % des hommes savent reconnaître une simulation, et 86 % des femmes osent l’assumer. C’est le premier pas pour réduire l’« orgasm gap » », déclare Louiza Papadopoulou, international marketing manager de JOYclub.
MÉTHODOLOGIE
Étude nationale IFOP pour JOYclub : « Radioscopie de la sexualité des Français.es » Enquête menée du 6 au 9 mars 2026 par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 2 210 personnes de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine. La représentativité est assurée par la méthode des quotas (âge, genre, profession, région). Trend Research pour JOYclub : « International Brand Tracking & Behavioral Benchmark » Enquête menée en avril 2026 sur un panel en ligne, auprès de 1 021 adultes de 18 à 54 ans en France, dont un sous-échantillon de répondant·es connaissant la marque JOYclub.












