
Longtemps reléguée au rang de fantasme tabou ou de pratique « réservée », la pénétration anale s’impose aujourd’hui comme une expérience largement partagée par les Français.es, qu’on la reçoive ou qu’on la pratique, quel que soit son genre ou son orientation. C’est ce que révèle la dernière étude IFOP pour JOYclub, la première communauté sexpositive d’Europe comptant plus de 7 millions de membres et qui rassemble célibataires et couples ouverts d’esprit, menée auprès d’un échantillon représentatif de 2 210 personnes.
UNE PRATIQUE LARGEMENT RÉPANDUE, DANS LES DEUX SENS
L’étude interroge les Français.es aussi bien sur le fait de se faire pénétrer l’anus que sur le fait de pénétrer l’anus de son ou sa partenaire ; une manière de sortir la sodomie du seul prisme masculin-actif / féminin-passif dans lequel on l’enferme trop souvent.
• 47 % des Français.es initié.e.s sexuellement ont déjà été pénétré.e.s (doigt, objet, langue ou sexe) : 42 % des hommes et 52 % des femmes.
• 45 % ont déjà pénétré l’anus d’un.e partenaire : 63 % des hommes et 27 % des femmes.
• Une pratique régulière, elle, reste minoritaire : 9 % des Français.es déclarent pénétrer souvent l’anus de leur partenaire (15 % des hommes, 2 % des femmes), et 7 % déclarent se faire pénétrer souvent (6 % des hommes, 9 % des femmes).
CHEZ LES FEMMES, UNE PRATIQUE QUI A PLUS QUE TRIPLÉ EN TRENTE ANS
L’évolution est la plus marquante du côté des femmes. Depuis 1996, la part de celles qui ont déjà été pénétrées analement par un.e partenaire n’a cessé de progresser :
• 1996 : 13 %
• 2006 : 21 %
• 2014 : environ 44 %
• 2026 : 52 %
En trente ans, cette pratique est passée d’une expérience minoritaire à une réalité vécue par plus d’une femme sur deux.
CE QU’EN DISENT LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ JOYCLUB
Sur les forums JOYclub, où les membres (qui peuvent être interviewés) échangent librement sur leurs expériences, ces chiffres trouvent un écho concret :
Sylvie57 : « Au début je n’étais pas particulièrement intéressée. J’ai été prise une fois par hazard et j’ai trouvé cela pas mal surtout quand c’est bien fait. Maintenant je trouve cela bien soit avec un gode ou avec un vrai. J’aime recevoir et donner aussi mes partenaires adorent. »
Nev : « Quand c’est bien fait et quand il y a des sentiments »
cathy6942 : « Dans les couples hétéro, la pénétration anale au masculin reste tabou, qu’en pensez-vous ? Je suis d’accord avec ça ; j’ai été mariée 2 fois et aucun des deux n’a abordé le sujet. Et vous, aimez-vous recevoir/donner une pénétration anale ? J’aime recevoir si c’est bien fait et surtout dilaté avec douceur avant la pénétration avec le pénis ; je jouis même du cul et c’est totalement différent de la jouissance vaginale. »
TheFiftys (Lilou) : « Le sexe anal….J’ai (Lilou) fréquenté un homme seul spécialiste de cette pratique dans les deux sens… J’ai beaucoup appris… Et surtout à savourer ce plaisir car effectivement je jouis analement ce qui est différent des autres jouissances… J’en ai fait part à Esteban qui s’est dit alors pourquoi pas lui aussi… Je l’ai initié et il a découvert un plaisir inconnu… Mais pour y arriver il faut du savoir faire et ça ce n’est pas évident… Surtout que la sodomie est trop associé a une idée de domination, soumission alors que non… Beaucoup le gère dans le sens plus ou moins vulgaire de l’acte alors qu’avec douceur, délicatesse et maîtrise c’est un plaisir accessible à tous… »
LES CONSEILS DE JOYCLUB POUR UNE PRATIQUE SEREINE
Pour JOYclub, la pénétration anale reste une pratique qui mérite d’être abordée avec autant de curiosité que de précaution :
• En parler avant, pas pendant : le consentement et l’envie se négocient en amont, sans pression ni improvisation.
• Ne jamais se passer de lubrifiant : contrairement au vagin, l’anus ne s’auto-lubrifie pas > un lubrifiant à base d’eau ou de silicone est indispensable.
• Y aller progressivement : commencer par une stimulation externe, puis avec un doigt ou un petit accessoire avant d’envisager une pénétration complète.
• Rester à l’écoute de son corps : la douleur n’est jamais un passage obligé ; s’arrêter ou changer de rythme à tout moment fait partie du jeu.
• Penser à l’hygiène : une toilette intime simple suffit, sans excès qui pourrait irriter la zone.
« Cette étude confirme ce que nous observons depuis longtemps au sein de notre communauté : la pénétration anale n’est plus un tabou réservé à une catégorie de personnes, elle se vit des deux côtés, par les hommes comme par les femmes. C’est pourquoi chez JOYclub, nous avions déjà identifié ce besoin très tôt et créé un cours pratique d’exploration anale accessible à toutes et tous. Notre rôle est ainsi d’accompagner cette curiosité avec des ressources fiables, pour que chacun.e puisse explorer cette pratique en toute confiance. », déclare Louiza Papadopoulou, international marketing manager de JOYclub.
Étude IFOP pour JOYclub réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 9 mars 2026 auprès d’un échantillon de 2 210 personnes, représentatif de la population française vivant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus.











