
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’étude IFOP pour LELO, lève le voile sur une réalité taboue : 67% des Françaises ayant déjà pratiqué la sodomie ont souffert de douleurs importantes, et 7% ont été forcées lors de leur première fois.
UNE PRATIQUE MARQUÉE PAR LA DOULEUR ET LA CONTRAINTE
Parmi les 49% de Françaises ayant déjà été pénétrées analement au cours de leur vie, les chiffres sont alarmants :
Conséquences physiques et psychologiques :
• 67% ont souffert de douleurs importantes (54% chez les moins de 30 ans) ;
• 48% ont eu le sentiment d’être forcées ou en position d’infériorité (38% chez les jeunes) ;
• 45% se sont senties rabaissées ou non respectées (36% chez les jeunes) ;
• 30% ont eu des problèmes de santé (incontinence, saignements, IST).
UNE INITIATION SOUVENT NON CONSENTIE
L’analyse du premier rapport anal révèle un consentement très problématique : Lors de la première sodomie :
• Seulement 45% des femmes la souhaitaient vraiment (contre 74% des hommes) ; • 30% ont accepté sans vraiment le souhaiter ;
• 7% ont été forcées contre leur volonté. Chez les jeunes femmes de moins de 30 ans, 60% souhaitaient leur première sodomie, un chiffre en hausse qui témoigne d’une évolution générationnelle, mais qui laisse encore 40% de premières fois non pleinement désirées.
LE FRUIT D’UNE PRESSION MASCULINE
L’étude confirme que la sexualité anale est largement le fruit d’un désir ou d’une pression masculine :
• 30% des femmes ont déjà été pénétrées analement pour faire plaisir à leur partenaire alors qu’elles n’en avaient pas vraiment envie (39% des hommes ne l’ont jamais fait pour cette raison) ;
• 23% par peur de décevoir ou de perdre leur partenaire (16% des hommes) ;
• 19% lors d’un moment de désinhibition (alcool, drogue) – 24% chez les femmes vs 18% chez les hommes.
DES FREINS QUI PARLENT D’EUX-MÊMES
Parmi les femmes n’ayant jamais été pénétrées analement, les raisons invoquées sont révélatrices :
• 19% : douleur, inconfort physique, peur d’avoir mal
• 23% : hygiène, dégoût
• 38% : absence d’intérêt, aucun plaisir
« Ces chiffres montrent que pour une majorité de femmes, la sodomie reste une pratique douloureuse, souvent non désirée, et parfois imposée. La progression de cette pratique (+12 points depuis 2006) ne doit pas masquer la réalité vécue par des centaines de milliers de femmes », alerte Camille Guerfi, sexologue et porte parole de LELO en France.
Méthodologie :
Étude Ifop pour LELO réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 27 août 2025 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, dont 959 hommes et 1 041 femmes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


















